Préparer les voyages avec un proche atteint d'Alzheimer
Des vacances plus sereines grâce à quelques repères simples et des outils adaptés.
Lire l'articleAvec l’avancée en âge, les dépenses liées à l’aide à domicile, aux soins ou à l’adaptation du logement peuvent rapidement peser sur le budget. L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) a été créée pour alléger cette charge et sécuriser le quotidien des personnes âgées en perte d’autonomie.
Versée par le Conseil départemental, l’APA permet de financer une partie des heures d’aide à domicile, des aménagements du logement ou de certains équipements. Elle s’adresse aux personnes de 60 ans et plus dont l’autonomie diminue, afin de favoriser un maintien à domicile digne et sécurisé.
L’APA est une aide financière publique accordée après une évaluation de la situation de la personne. Elle ne se verse pas directement sur un compte bancaire comme une pension classique : elle est affectée à un plan d’aide, qui détaille les heures d’intervention, les services et les dépenses prises en charge.
Le montant dépend du niveau de dépendance (GIR 1 à 4) et des ressources du bénéficiaire. Plus la perte d’autonomie est importante, plus l’APA peut couvrir une part élevée des dépenses nécessaires pour rester à domicile ou en établissement.
L’APA est réservée aux personnes âgées d’au moins 60 ans, vivant à domicile ou en établissement. Elle peut être demandée par la personne elle-même, par un proche ou par un professionnel de santé.
Une équipe médico-sociale évalue l’autonomie à l’aide de la grille AGGIR (GIR 1 à 4). Au-delà de GIR 4, la personne est considérée comme suffisamment autonome pour ne pas entrer dans le champ de l’APA.
La personne doit résider de façon stable et régulière en France. Les modalités peuvent varier légèrement pour les résidents en établissement ou en habitat inclusif.
Le formulaire est disponible auprès du Conseil départemental, du CCAS, du CLIC ou en téléchargement sur le site du département.
Il faut joindre les pièces d’identité, justificatifs de domicile, déclarations de ressources et éventuellement des éléments médicaux récents.
Un professionnel médico-social se rend au domicile ou en établissement pour observer le quotidien, les difficultés rencontrées et les aides déjà en place.
Le Conseil départemental propose un plan d’aide : nombre d’heures, type de services, adaptation du logement. Le montant de l’APA et la participation éventuelle sont indiqués dans la notification.
Dépôt du dossier complet au Conseil départemental.
Visite d’évaluation et élaboration du plan d’aide.
Notification de la décision et démarrage des versements.
Interventions pour l’entretien du logement, la préparation des repas, l’aide à la toilette, l’habillage, les courses ou l’accompagnement à l’extérieur.
Travaux d’aménagement comme la pose de barres d’appui, la transformation d’une baignoire en douche, l’installation d’un monte-escalier ou d’éclairages sécurisés.
Location ou achat de lits médicalisés, fauteuils roulants, dispositifs de téléassistance, détecteurs de chute ou solutions de géosécurité.
Certaines caisses proposent des plans d’aide spécifiques, des heures supplémentaires ou des aides ponctuelles pour alléger le reste à charge.
Des forfaits « dépendance » ou « maintien à domicile » peuvent participer au financement des services d’aide à la personne ou des équipements de sécurité.
Les CCAS et les MDPH peuvent orienter vers d’autres aides (prestations handicap, aides exceptionnelles, habitat inclusif) en complément de l’APA lorsque la situation le justifie.
Allocation destinée aux personnes âgées en perte d’autonomie, financée par les départements.
Niveau d’autonomie évalué de 1 (très dépendant) à 6 (autonome) via la grille AGGIR.
Maison Départementale des Personnes Handicapées, guichet unique pour les droits liés au handicap.
Proche qui accompagne régulièrement une personne âgée ou malade dans les actes de la vie quotidienne.
Lorsque le dossier est complet, le département dispose en principe d’un délai de deux mois pour notifier sa décision. Dans la pratique, la plupart des plans d’aide sont mis en place entre 30 et 45 jours après le dépôt.
Non, l’APA n’est pas récupérable sur la succession. Elle se distingue ainsi de certaines aides sociales qui peuvent être réclamées sur la succession ou auprès des obligés alimentaires.
L’APA ne se cumule pas avec certaines prestations de dépendance, mais elle peut coexister avec des aides fiscales, des exonérations de charges sociales, des aides des caisses de retraite ou des mutuelles. Un bilan global est utile pour éviter les doublons.
En cas de changement important (hospitalisation, aggravation de la dépendance, déménagement), il est possible de demander une révision du plan d’aide. Une nouvelle évaluation peut alors être organisée.
Selon le département, plusieurs modes d’organisation sont possibles : recours à un service d’aide à domicile, emploi direct d’un salarié, utilisation d’un organisme mandataire. Le choix se fait en accord avec la personne et ses proches.
Oui, dans de nombreux départements, les dispositifs de téléassistance, de détection de chute ou de géosécurité peuvent être intégrés au plan d’aide, notamment pour les personnes vivant seules ou désorientées.
L’APA aide à organiser un accompagnement adapté sans faire reposer tout le coût sur la famille. En combinant cette allocation avec des solutions de sécurité et de téléassistance, il devient plus simple de préserver l’équilibre entre autonomie, protection et qualité de vie.
Pour tirer pleinement parti de ce dispositif, il est recommandé de se faire aider par un travailleur social, un CLIC ou un CCAS. Un dossier bien préparé, des besoins clairement exprimés et une vision globale du projet de vie facilitent la mise en place d’un plan d’aide cohérent.
© 17/01/2023 Thématique – L’APA, le guide. Tous droits réservés Mediwalk®. Lire aussi « Isolement des personnes âgées en France : causes, conséquences et solutions ».